mercredi 27 février 2013

En 1224, les Réolais obtiennent de Louis VIII (1187-1226) le droit d'édifier une forteresse,

LA REOLE - Château des Quat'Sos

Louis VIII, roi de France et le Château des Quat'Sos
En 1224, les Réolais obtiennent de Louis VIII (1187-1226) le droit d'édifier une forteresse, à l'angle sud-ouest de la ville. Leur très récente prise de position en faveur du roi de France et la situation clé de la ville justifient cette construction aux yeux du roi, désormais maître des pays où l'hérésie cathare vient d'être vaincue plus à l'est.
C'est ainsi que fut édifié le Château des Quat'Sos (les quatre soeurs, à cause de l'apparence identique de ses quatre tours d'angle), sur le promontoire qui domine le confluent de la Garonne et de son minuscule affluent, le Charros. La forteresse, le prieuré et les richesses de la ville deviennent l'un des enjeux des luttes qui vont se perpétuer entre les rois de France et d'Angleterre jusqu'à la victoire définitive du Français à Castillon-la-Bataille (1453).
L'un des sièges les mieux connus du château des Quat'Sos est raconté dans "Les Rois Maudits", la fameuse fresque historique de Maurice Druon. A la fin de l'été 1324, pour la cinquième fois, les armées françaises assiègent le château. Elles y expérimentent une nouvelle arme, les "bouches à feu". Elles obtiennent une reddition relativement rapide de la garnison réolaise, alors que la résistance aurait pu se prolonger davantage. C'est que la saison des vendanges est venue : les Réolais ne voient pas l'utilité de résister plus longtemps, alors que la récolte risque d'être perdue. Cette justification anecdotique ne contredit pas, bien au contraire, l'attitude constante de la bourgeoisie réolaise au Moyen-âge : la fidélité au maître d'hier ne doit jamais contredire l'intérêt de demain.

Richard Coeur de Lion et l’Hôtel de ville Ce chevalier est duc d'Aquitaine avant d'être roi d'Angleterre (1189-1199). A ce titre, il réside plus d'une fois à la Réole.

LA REOLE - Ancien Hôtel de ville

Édifice civil roman intact (il en reste peu), offert par Richard Cœur de Lion à la jurade réolaise pour ses services (1192), il fut bâti fin XIIe-début XIIIe. Il faisait partie des remparts (présence de meurtrières, de mâchicoulis qui plus tard servirent de base au balcon des proclamations). Le rez-de-chaussée est l'ancienne halle aux grains, l'étage la salle de réunion des jurats ressemblant à certaines homologues gothiques de Flandre.

Richard Coeur de Lion et l’Hôtel de ville
Ce chevalier est duc d'Aquitaine avant d'être roi d'Angleterre (1189-1199). A ce titre, il réside plus d'une fois à la Réole.
Devenu roi, il y passe encore en 1190, en route pour la Terre Sainte. Pour récompenser les bourgeois de la qualité de leur accueil (ceux-ci avaient alors misé sur le roi d'Angleterre contre les prétentions du prieur bénédictin), Richard aurait fait construire l'Hôtel de ville. Ce bâtiment civil, l'un des plus anciens de France, témoigne des privilèges obtenus par la bourgeoisie réolaise dans la gestion des affaires publiques. Les douze jurats tenaient leurs assemblées dans la vaste salle du premier étage. Ils exerçaient un pouvoir plus étendu que celui du Prévôt royal, du moins à l'intérieur des remparts.

Le nom d'Aiguillon pourrait venir de "l'aiguille" (Vicus de Fines) formée par la confluence du Lot et de la Garonne qui porte toujours le nom de « Pointe ».


AIGUILLON

Le nom d'Aiguillon pourrait venir de "l'aiguille" (Vicus de Fines) formée par la confluence du Lot et de la Garonne qui porte toujours le nom de « Pointe ».

La situation géographique d'Aiguillon, au confluent du Lot et de la Garonne a justifié la fondation de la ville, port fluvial et vicus au cours de l'Antiquité gallo-romaine dont de nombreux vestiges sont encore visibles : la tour gallo-romaine dite "la Tourasse", mais aussi, au bas du château Lunac, un magnifique mur à contreforts et à voûtes cintrées qui est le plus haut monument romain d'Aquitaine.
Ce haut lieu de la civilisation gallo-romaine était situé au croisement des grandes voies romaines de la Ténarèze et de Aginensis Burdigala (Agen-Bordeaux).

A la fin de la guerre de Cent ans, Aiguillon est la possession des seigneurs de Montpezat.

En 1598, Aiguillon et son territoire furent érigés en duché-pairie.
Ce territoire était constitué à partir des baronnies d'Aiguillon, de Montpezat, de Sainte-Livrade, de Madaillan et d'Almayrac.
A la même époque, une des anciennes tours de guet de la ville fut agrandie pour abriter le "Parlement", c'est-à-dire le tribunal.
Les ducs successifs du duché d'Aiguillon furent :
- Henri IV de Mayenne (de 1599 à 1621)
- Charles III de Mayenne (de 1621 à 1631), fils de Charles I de Gonzague
- Ferdinand de Mayenne (de 1631 à 1632), fils benjamin de Charles I de Gonzague

En 1632, Richelieu réintégra le duché à la couronne de France : Antoine de l'Age sera duc de 1634 à 1635, puis tombera en disgrâce.
En 1638, Richelieu attribua le duché-pairie d'Aiguillon (le titre était tombé en désuétude faute d'héritier) à sa nièce, Mme de Combalet (1604-1675), femme religieuse qui fut la première duchesse d'Aiguillon.
Corneille, qui fut son protégé, lui a dédié le Cid sur une longue page qui précède toujours les rééditions de l'œuvre. Elle mourut en 1675, léguant son duché à sa nièce Marie-Thérèse Vignerod (1636-1705) avec charge de le transmettre à son petit neveu Louis de Vignerod-Duplessis (1654-1730), marquis de Richelieu.

C'est au 18ème siècle que la ville prit l'allure qu'on lui connaît aujourd'hui. Le duc d'Aiguillon, Emmanuel-Armand de Vignerod (1720-1788), ministre de Louis XV, exilé "à 200 lieues de Versailles" par Marie-Antoinette, construisit un superbe château sur les plans de Charles Leroy, architecte dans notre région des palais épiscopaux d'Auch et d'Agen.

Aujourd'hui, le château des Ducs est devenu un lycée.

(Photo 1) Eglise Saint Félix (Photo 2) Château des Ducs d'Aiguillon

mardi 26 février 2013

L'appel à la Première croisade


L'appel à la Première croisade

En 1074, l'empereur de Byzance, Michel VII Doukas, fit appel au pape pour que les chrétiens d'Occident viennet au secours de ceux d'Orient. Quelque ving années passèrent avant la réponse pontificale. Enttre-temps, les Occidentaux apprirent le sort malheureux de nombres de pèlerins - par exemple ceux qui en 1065, s'etaient engagés aux côtés de Gunther, évêque de Bamberg, massacrés jusqu'au dernier par les Turcs musulmans.
Dès lors, tout pèlerinage se révélait impossible, simon les armes à la main.

En 1095, lors du concile de Clermont, le pape Urbain II appela les chrétiens à la reconquête de la Ville sainte. Son appel ne trouva aucun écho officiel, ni chez l'empereur, ni chez le roi de France, mais de nombreux seigneurs, individuellement, décidérent de prendre la route le 15 août 1096.
Aussi bien les Flamands de Godefroi de Bouillon, les Français de Hugues de Vermandois, frère de Philippe Ier roi de France, les Normands de Sicile de Bohémond et de Tancrède. Une multitude de petites gens emmenés par Pierre l'Ermite les avaient d'ailleurs précédés, par groupes informels, sans encadrement, mais formant une véritable marée humaine.

Après trois années de route poursuivie séparément à travers l'Europe centrale, les barons Godefroi de Bouillon, Robert de Flandre, Raymond de Saint-Gilles avec douze mille hommes, selon des estimations possibles, parvinrent sous les murs de Jérusalem, qu'ils prirent le 15 juillet 1099 à la stupeur de monde connu, prise suivie d'un massacre de la population...

Monarchie.

Louis XX a ajouté une photo.

Cela s'est passé un 26 février.

‎26 février 1266 : bataille de Bénévent opposant le frère de Saint-Louis au roi des Deux-Siciles

La famille de Roger, premier roi de Sicile, avait été dépouillée en 1194 par l’empereur Henri Ier. La famille de celui-ci fut dépouillée à son tour en 1266, par un prince français, Charles d’Anjou. Après la mort de l’empereur Conrad IV...

> La suite sur http://bit.ly/YlJGZS

Une vue très animée du Pont au Change, du Palais de Justice, de la Conciergerie, et même de la Saint Chapelle.

Une vue très animée du Pont au Change, du Palais de Justice, de la Conciergerie, et même de la Saint Chapelle.
Une multitude de détails.....
Photo Neurdein, vers 1890